Jean Ferrando, architecte et président de l’UNPI - PHOTO THIERRY SUIRE
Jean Ferrando, architecte et président de l’UNPI - PHOTO THIERRY SUIRE

L’association de l’UNPI réclame, depuis plusieurs années, la mise en chantier d’un Grenelle des rapports locatifs pour susciter une nouvelle génération de bailleurs privés et ainsi relancer le marché.

Engagé au niveau départemental en tant que président de l’UNPI 47, Jean Ferrando est également l’un des acteurs majeurs de l’association sur le plan national et international. Président de l’Union régionale des propriétaires immobiliers (créée le 18 février dernier avec l’avènement de la nouvelle Région), cet architecte et urbaniste agenais porte aussi la casquette de trésorier national de l’association.

L’État doit soutenir l’accession à la propriété

En lien direct avec les grands décideurs (ministres, parlementaires), Jean Ferrando et l’association UNPI défendent les propriétaires mais sont également force de proposition pour relancer le marché de l’immobilier, vital à l’économie du pays. « En prenant en compte le fait que 63 % des Lot-et-Garonnais sont propriétaires ou copropriétaires (58,6 % en France), nous demandons juste une équité de traitement avec le locataire. Chaque citoyen doit pouvoir devenir propriétaire au terme de son parcours résidentiel et il est donc nécessaire que l’État soutienne l’accession à la propriété. »

Pour y parvenir, l’UNPI demande un cadre législatif équilibré dans la relation locative qui pourrait être financé par la vente de la moitié du parc de logements publics. L’autre grand cheval de bataille de l’UNPI concerne l’augmentation de la taxe foncière (+ 16 % entre 2009 et 2014), qui serait, en partie, responsable de la crise du logement, selon Jean Ferrando. « Celle-ci pèse de plus en plus lourd sur le budget des ménages propriétaires, allant jusqu’à représenter plusieurs mois de loyers, de salaires ou de retraites.

Sans oublier la forte hausse des prix du gaz et de l’électricité alors que le loyer n’augmente pas. » Pour les représentants des propriétaires privés, la solution ne passe donc pas par des aides mais plutôt par un système incitatif et attractif favorisant l’investissement dans l’immobilier gagnant-gagnant.