Un marché aux multiples facettes PHOTOS JULIA TOURNEUR

La reprise du marché de l’existant à La Rochelle et ses environs vient confirmer une tendance nationale. Toutefois, entre l’agglomération et le cœur de ville, des différences s’opèrent.

Les acheteurs refont leur apparition sur le marché de l’existant et viennent tous d’horizons divers. Quelles que soient leurs envies, « leur démarche est raisonnée et nous n’assistons pas à une ruée vers les biens à n’importe quel prix », témoigne Mickael Gauduchon, le cogérant de l’agence Orpi sur le Vieux Port de La Rochelle.
« En conséquence, les prix restent assez stables dans une fourchette basse que nous connaissons depuis deux à trois ans », remarque ce dernier. Jeunes ou moins jeunes, retraités ou en mutation professionnelle, « tout le monde est présent sur le marché », note Éric Courratier, un chasseur immobilier à Périgny.

Des biens différents selon les zones

« Ceux ou celles qui souhaitent acquérir une maison au coeur de La Rochelle sont obligés de se tourner vers de l’existant », affirme Yann Dupé, le président de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) de Charente-Maritime, qui pointe le manque de terrains pour construire du neuf.
Dans le sillon de la cité maritime, les primo-accédants ont davantage tendance à se tourner vers les quartiers Ouest (Port-Neuf, Saint-Maurice, Laleu-La Pallice, Mireuil) avec des biens compris entre 180 000 € et 220 000 €. Pour les quartiers tels que Fétilly, La Trompette, Jéricho ou la Genette, « avec 300 000 € on peut trouver des maisons à réhabiliter, mais il faut compter au minimum 100 000 € de travaux », atteste l’un des spécialistes.
D’une manière générale, le marché de l’existant à La Rochelle offre davantage d’appartements (environ 65 %) avec une grande majorité (53 %) qui comprennent une à deux pièces. Concernant les maisons, seuls 3 % avec une ou deux pièces, 37 % trois ou quatre pièces et 30 % qui comptabilisent six pièces et plus, selon les données de la Fnaim. Reste que l’inconvénient majeur d’un bien en centre-ville est le problème lié à la circulation et au stationnement.
Mais, Mickael Gauduchon l’assure, « il existe aujourd’hui pas mal de solutions alternatives permettant d’être moins dépendant de la voiture ».
Pour ceux qui rêvent d’une maison sur le marché de l’ancien, mieux vaut donc chercher sur les communes qui gravitent autour de la cité maritime. Selon les professionnels, « dans la première couronne rochelaise, une maison d’environ 100 m2 varie entre 240 000 € et 310 000 € ».