Tarifs bas, belles pierres et campagne faciles d’accès, le sud-Charente est encore un eldorado de l’immobilier notamment pour les retraités et les urbains en recherche de maisons secondaires.

Le sud-Charente est attractif. Ici, comme partout ailleurs, les taux d’emprunts sont bas et les coûts de la pierre en berne. Selon le bien, le prix au mètre carré est compris entre 1100 et 1200 euros.

Mieux, des bâtisses pourvues de terrains aux belles proportions sont encore disponibles, assure Françoise Monnereau, présidente de la Fnaim Charente et agent immobilier à Barbezieux. « Nous avons dans notre clientèle des propriétaires de chevaux notamment. Trouver un bien avec un ou deux hectares de propriété est rare, notamment dans nos zones viticoles où le moindre bout de terre est très prisé. Alors quand on s’éloigne un peu du cognaçais, de telles pépites existent. C’est réellement le cas en sud-Charente. »

De plus en plus de Bordelais en Sud-Charente

Dans sa clientèle, elle compte de plus en plus de Bordelais. « Beaucoup cherchent une maison secondaire et n’ont pas la possibilité d’investir sur le bassin d’Arcachon. Ici, nous ne sommes qu’à trois quarts d’heures de Bordeaux, il reste de très jolis produits et la campagne est très belle. Nous devrions connaître le même phénomène avec les Parisiens et l’arrivée de la LGV en juillet 2017. »

Sud-Charente - Crédit photo : Céline Levain
Sud-Charente – Crédit photo : Céline Levain

Enfin, de plus en plus de retraités investissent dans le secteur. « Cela a beaucoup changé depuis deux ans », promet Rebecca Chard, agent immobilier à Chalais. « Des Charentais d’origine, partis pour leur carrière professionnelle, reviennent à l’heure de la retraite. » La clientèle étrangère, elle, est moins présente : « Les Britanniques sont prudents, beaucoup attendent de savoir ce que va donner le référendum sur la sortie éventuelle de l’Europe. Nous n’avons pas non plus les mêmes entrées qu’avant pour les populations hollandaise et belge. »

Le sud-Charente reste donc un eldorado pour un type de clientèle, une donnée qui risque vite de s’inverser avec l’arrivée de la LGV.

Marie Fauvel