Manoirs, châteaux, prieurés… à proximité de Sarlat, l’immobilier haut de gamme se porte bien et affiche des atours propres au département

TEXTE : CLÉMENCE CALDERON | PHOTOS : Agence Barnes

DES PRIX… RELATIVEMENT BAS
Si le département de la Dordogne présente des prix relativement bas dans le marché simple de l’immobilier, c’est également le cas de certains biens dans l’immobilier de luxe. En effet, une propriété de 200 m², avec quatre chambres et un jardin d’une surface de
7 400 m², peut se vendre à moins de 400 000 euros.
En revanche, quand le prix de vente affiché est si peu élevé, c’est souvent parce que l’ancienneté du bien en question implique des travaux de rénovation.
« Ce sont de très grandes propriétés qui ont parfois souffert avec le temps, et dire qu’un château n’a pas besoin de travaux de rénovation, c’est faux. Il y a toujours quelque chose à faire dans ce type de biens, et les travaux peuvent être importants, surtout pour des
biens très anciens », précise Jacques de La Fontaine, directeur de l’agence Barnes Périgord. En revanche, pas de crainte à avoir pour la revente : « Les châteaux sont des œuvres d’art qui ne subissent ni d’éventuelle chute du marché ni de hausse spectaculaire.
C’est un placement sûr qui ne se démodera jamais. »

DES PROJETS COMMERCIAUX GRÂCE AU TOURISME
Rares sont les investisseurs qui souhaitent acheter un bien d’exception pour en faire une résidence principale. « Les acheteurs de château ont couramment un projet commercial, qu’il soit touristique ou culturel. Par exemple, beaucoup de châteaux aujourd’hui ont été convertis en chambres d’hôtes, et les acheteurs sont d’ailleurs de plus en plus jeunes », constate Jacques de La Fontaine.

UN ENCLAVEMENT RECHERCHÉ
L’enclavement est un défaut souvent reproché au département. Pourtant, l’isolement des biens est de plus en plus recherché de la part des acquéreurs, constate Jacques de La Fontaine. « À Sarlat, la période estivale apporte son lot important de touristes. Le succès de Sarlat fait que les gens ne veulent pas subir les inconvénients de ce succès. » D’autre part, plus un bien est isolé, plus la tranquillité est garantie, plus la taille du terrain et de l’habitat sont importants.
L’enclavement se transforme donc en atout, y compris en termes de prix. « Une propriété provençale identique à une propriété en Dordogne coûtera trois fois plus cher. » Et, pour qui veut un château, les biens ne manquent pas. « Il a toujours un potentiel de châteaux à la vente, et il y a toujours un potentiel d’acheteurs. »