Texte : NATHALIE DAURY-PAIN

La carence dans l’offre locative à l’année pousse des Royannais à investir dans la pierre, en ville ou alentour, pour y installer des locataires

Le fait n’est pas nouveau. L’offre de biens immobiliers en location à l’année est très faible dans la capitale de la Côte de Beauté. « Le peu de produits qui sont sur le mar- ché ne correspond pas à la demande, ils sont sou- vent mal isolés, sans balcon ou parking, constate Richard Asselin, gérant de l’agence Laforêt depuis quinze ans. Parmi les personnes qui cherchent à louer, les deux tiers sont des retraités avec peu de moyens qui veulent, eux aussi, habiter au bord de la mer. »

Forts de ce constat, des personnes de la même génération avec plus d’aisance financière choisissent d’abandonner les placements bancaires afin d’ac- quérir des biens pour les louer à l’année. « J’ai l’exemple d’une de mes clientes de 88 ans qui a cassé son assurance-vie pour acheter une maison et y installer un locataire, reprend Richard Asselin. Évidemment, son banquier n’était pas ravi ! »

Louées dans la journée

Le marché de l’emploi n’étant pas très propice, les jeunes ne sont pas les plus nombreux à rechercher une location à l’année, mais quelques jeunes ménages sont toujours demandeurs. « À Saint-Sulpice, tout près de Royan, nous avons eu récemment quatre maisons neuves ouvertes à la location, se souvient Aline Asselin, cogérante de l’agence. Ce type d’opportunités est tellement rare qu’elles ont été louées dans la journée. » L’agence propose de la gestion locative clés en main avec garantie contre les loyers impayés et la détérioration.