D’ici à 2019, 238 appartements de standing vont  sortir de terre via le programme du Quai aux Vivres, l’ancien commissariat de la Marine de l’arsenal royal de Rochefort, sur le port de plaisance.

Photo archives Nathalie Daury-Pain 

Les ventes de logements neufs ne décollent pas.

«Les années à élections sont toujours ratées.» L’adage est signé Jean-Christophe Lacoste, gérant et créateur d’AJC Immobilier à Rochefort. «Les ventes se sont tassées», reprend-il. Entre l’incertitude de la présidentielle et les premiers mois de mandat, il espère que les affaires reprendront en septembre. En attendant, à Rochefort, le secteur des ventes immobilières neuves «ne décolle pas». La preuve, le programme de transformation de l’ancienne maison de retraite Bon Séjour, située avenue Gambetta, dans une résidence composée de 16 logements, peine à avancer. En quatre mois, «pas un seul logement n’a été vendu», explique le gérant d’AJC Immobilier, qui porte ce projet. Il faut dire que les biens les plus recherchés sont des «maisons avec une petite parcelle de terrain et trois chambres» et que Rochefort «en manque cruellement», estime Jean-Christophe Lacoste. Une situation qui profite aux communes limitrophes comme Tonnay-Charente ou encore le Petit et le Grand-Vergeroux. La ville continue aussi de souffrir de sa proximité avec La Rochelle, souvent jugée plus attractive. Le programme de réhabilitation du Quai aux Vivres va permettre la création de 238 logements d’ici à 2019. Les premiers devraient être livrés en fin d’année. À 5 400€ du mètre carré, ces appartements feront partie des plus chers de la ville. Et, pour Jean-Christophe Lacoste, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle. «Nous n’avons pas la clientèle pour remplir ces logements.» Il estime que les porteurs du projet vont donc devoir «chercher la clientèle ailleurs». Aucun doute pour l’agent immobilier : «il s’agit d’une opération de défiscalisation» plus que d’un moyen de repeupler le centre de la
ville.

Texte : Thomas Guilhoni