Pessac, 3e commune de l’agglomération après Bordeaux et Mérignac PHOTOS E. LAPEYRE
Pessac, 3e commune de l’agglomération après Bordeaux et Mérignac PHOTOS E. LAPEYRE

Troisième commune de l’agglomération après Bordeaux et Mérignac, Pessac allie un coeur de ville à l’esprit village et des quartiers résidentiels appréciés, tout en bénéficiant d’une position stratégique entre Bordeaux et le bassin d’Arcachon. Une configuration idéale qui explique le dynamisme de ce marché.

4,5 %

C’est la hausse des transactions enregistrée par Bordeaux Métropole sur Pessac en 2015. Il faut dire que la commune la plus longue de France (17 kilomètres !) présente un visage des plus avenants. À mi-chemin entre Bordeaux et le bassin d’Arcachon, elle dispose d’un centre-ville apprécié, avec commerces, restaurants, cinéma, écoles et le plus important marché hebdomadaire de Gironde, d’espaces verts de qualité, d’un zoo, d’un golf, d’un campus universitaire…

« Ce qui fait l’attractivité de Pessac, c’est aussi son excellent maillage de transports. Pessac est une des rares communes de l’agglomération à bénéficier de tous les modes de transports : les bus, le tram, mais aussi le train, qui nous met à 6 minutes à peine de la gare Saint-Jean », explique Fabrice Nikitine, de l’agence Century 21. Autant d’atouts qui expliquent la belle dynamique du marché pessacais.

« Pessac est très recherché par les familles en quête d’une maison avec jardin tout en étant en ville. Le marché monte en termes de transactions mais aussi de prix, avec une hausse entre 2,5 et 5 % sur le premier trimestre 2016 », confirme Cyrille Berger, de l’agence Bourse de l’immobilier. Si tous les secteurs bénéficient de cette embellie, le secteur de Pessac-Centre reste le plus demandé.

« Dans un rayon de 800 mètres autour de l’hôtel de ville, les biens sont très recherchés et peuvent partir très vite », ajoute Cyrille Berger.

À Pessac-Centre, une maison de 85 m² avec un petit jardin de 350 m², datant de 1996, s’est vendue en trois semaines à 280 000 euros, et une belle arcachonnaise de 140 m² à rénover a rapidement trouvé preneur à 450 000 euros. Le marché des appartements se porte également bien, poussé par une demande de primoacccédants mais aussi d’investisseurs à la recherche de petites surfaces à visée locative. Près de Talence, un studio de 21 m² s’est vendu 86 000 euros et un T2 de 44 m², déjà loué, est parti à 115 000 euros tandis que les T3 se négocient en moyenne entre 150 000 et 180 000 euros. « Pessac est l’endroit idéal pour investir en locatif car il y a clairement une pénurie de biens à la location et une forte demande d’étudiants et d’actifs », souligne Fabrice Nikitine. Pour autant, que ce soit en maison ou en appartement, « on ne vend pas tout à n’importe quel prix ». D’où l’importance de se faire accompagner par un professionnel.

Alouette : l’effet tram

Le tram B file jusqu’à son nouveau terminus, France- Alouette.
Le tram B file jusqu’à son nouveau terminus, France-
Alouette.

Depuis juin 2015, le tram B file désormais jusqu’à son nouveau terminus, France- Alouette. Cette extension de 3,5 km en voie unique dessert 5 nouvelles stations, dont la Châtaigneraie, le CHU (Haut-Lévêque et Xavier- Arnozan), la zone industrielle de Bersol et la gare multimodale de Pessac- Alouette, qui, via le train, relie Bordeaux Saint-Jean en neuf minutes. « L’arrivée du tram a boosté un secteur qui se porte déjà bien depuis quelques années. Le tram “gomme” l’effet rocade qui constituait un frein et donne le sentiment d’être mieux relié à la métropole », confirme Marie-Christine Belda, de l’agence Bourse de l’immobilier Pessac- Alouette, qui insiste également sur la qualité de vie de ce quartier. « La rue Léon-Morin, très commerçante, la forêt du Bourgailh, l’esprit village attirent, d’autant que le secteur propose une vraie diversité de biens pour répondre à différentes populations. »

De fait, les primoaccédants font partie intégrante du marché, se positionnant sur des maisons entre 220 000 et 240 000 euros. « C’est le ticket d’entrée pour Pessac-Alouette, et les maisons de cette tranche, souvent des années 1960, partent très vite », souligne Marie-Christine Belda. Certains optent également, grâce au nouveau PTZ dans l’ancien, pour des biens à rénover, comme cette maison de 80 m2 avec 250 m2 de terrain, vendue 180 000 euros. Mais le gros de la demande porte plutôt sur des maisons plus récentes, recherchées notamment par des personnes mutées de région parisienne. « Les maisons avec 4 chambres et terrain, pour des budgets entre 300 000 et 380 000 euros, sont un segment sur lequel nous avons une pénurie de biens en vente. La demande porte également sur des maisons aux prestations haut de gamme, avec du volume, une piscine et un grand terrain, entre 400 000 et 550 000 euros. » Un engouement qui pourrait faire monter les prix ? « Depuis l’arrivée du tram, les prix augmentent légèrement sur la première tranche mais pas sur les grandes maisons, même si certains vendeurs ont tendance à surestimer leur maison. Or, c’est une évidence, les biens ne partent que s’ils sont au prix