Texte : MEJDALINE MHIRI

Vivre à la campagne ou en ville, il faut choisir ! Ou pas. Poussés par les prix exorbitants des grandes villes, mais aussi par une envie de nature, les investisseurs s’intéressent au Sud-Charente. « La clientèle est surtout locale, avec des Parisiens et des Bordelais qui recherchent une résidence secondaire en Charente, explique Françoise Monnereau, agent immobilier à Barbezieux. Les Britanniques se font moins nombreux avec le Brexit. Mais Barbezieux se redynamise, c’est flagrant. Les efforts de la municipalité portent leurs fruits. Les gens sont attirés par la campagne. »


« MES AMIS HALLUCINENT »

C’est ce qui a séduit Audrey Schnoebelen. Après plu- sieurs années à Paris puis à Bordeaux, cette femme de 47 ans ne voulait plus vivre dans un appartement étriqué. Elle a été immédiatement séduite par cette maison ancienne de 143 m2, obtenue à 158 000 €, hors frais d’agence. Avec 2 641 m2 de jardin et des vignes à perte de vue. Ici, le prix du mètre carré varie considérablement en fonction de la proximité des services, mais, selon la Chambre des notaires, le prix médian (1) se situe à 93 800 euros à Barbezieux et ses environs. « Mes amis hallucinent, raconte-t-elle en souriant. Le prix de la maison a été baissé car elle ne se vendait pas. Je mets quarante minutes pour arriver à Bordeaux-Lac, où je vais très souvent. »

Son petit coin de paradis est situé à Chantillac, à vingt minutes de Barbezieux et à quarante minutes d’Angoulême. « Je travaille depuis mon domicile et, avec mon conjoint, on est souvent sur la route. La proximité de la nationale est idéale. En revanche, excepté le pain, que l’on va chercher à vélo, on doit prendre la voiture pour faire les courses. Mais, comme j’ai une voiture de fonction, je ne paie pas l’essence, ce n’était pas un critère pour moi. On ac- cueille du monde tous les week-ends ! » Une pis- cine est en construction pour les beaux jours.