En s’éloignant, les prix baissent… mais le temps de trajet augmente. Les meilleures options aux portes de l’agglomération

Texte et photo : Bruno Fay

AU SUD-OUEST, PESSAC OU CESTAS ?
OPTION 1, DANS LA MÉTROPOLE
Certes, Pessac est une commune chère, notamment autour de son centre-ville, très recherché, bien desservi par le tram B mais aussi par le train qui mène à Arcachon ou Bordeaux-Saint-Jean. Mais cette commune très étendue – 11 kilomètres qui s’étirent des portes de Bordeaux à la route d’Arcachon –, aux belles maisons et au cadre très vert, offre des zones encore accessibles en termes de prix. « Il y avait une barrière psychologique sur l’extra-rocade qui est en train de disparaître », souligne Stéphane Rémus, de Bedin Immobilier. Les secteurs de l’Alouette et de Toctoucau, en particulier, sont devenus très prisés avec des prix intéressants. Quand le centre de Pessac tourne autour de 5 000 €/m2 pour de belles maisons, l’agence vient de vendre à Pessac-Alouette une petite maison de 52 m² avec 290 m² de terrain pour 215 000 €. À Toctoucau, on peut même descendre à 3 300 €/m2, comme cette maison de 125 m² sur 900 m2 de terrain vendue 420 000 €.

OPTION 2, UN PEU PLUS LOIN…
Cestas, qui offre un cadre très verdoyant, constitue un beau marché de report sur la route d’Arcachon, même si les budgets sont parfois considérables pour les belles maisons de Cestas- Réjouits, par exemple. Bien desservie par l’A 63, la commune bénéfi cie également, dans le secteur de Gazinet, d’une desserte en TER vers Arcachon ou Bordeaux, mais aussi d’une ligne de bus de ville, même si elle ne fait pas partie de la métropole. Dans ce secteur en continuité de Pessac, les primo-accédants peuvent trouver des maisons entre 250 000 et 300 000 €, jusqu’à 450 000 € pour les biens les plus cossus dans les lotissements principaux de Gazinet.

AU NORD-OUEST, BRUGES OU PAREMPUYRE, LUDON ?
OPTION 1, PREMIÈRE COURONNE DE LA MÉTROPOLE
Véritable marché de report pour une clientèle venue du Bouscat, voire de Bordeaux, Bruges est en forte expansion démographique depuis quelques années. La commune bénéfi cie déjà de la desserte du tram C, vers Blanquefort, et sera également concernée par l’arrivée du tram D, qui devrait ouvrir courant 2020, dans sa partie sud, proche du Bouscat. À noter également que le projet de « RER métropolitain » pourrait concerner la ville avec une halte envisagée dans le secteur Sainte-Germaine. C’est d’ailleurs vers ce quartier prisé, tout comme vers celui de la Marianne ou vers le centre, que les acheteurs tournent leur regard. Dans cette ville très verte, aux accès faciles à la rocade, les prix sont certes élevés – entre 3 500 et 4 000 €/m2 pour la plupart des biens – mais en dessous du marché bordelais ou du Bouscat.
Pour une maison de 98 m², bien située dans le centre, un jeune couple a déboursé environ 375 000 €. Le marché des appartements est tout aussi actif, avec des biens qui peuvent se vendre entre 3 000 et 3 500 €/m².

OPTION 2, UN PEU PLUS LOIN
Très apprécié pour son calme et ses infrastructures culturelles et sportives, Parempuyre développe son offre scolaire, avec en particulier l’agrandissement de son collège, prévu pour 2022. Dans cette ville aux portes du Médoc mais qui fait partie de Bordeaux Métropole, les transports sont variés : bus de ville, trains (ligne du Médoc, deux trains par heure aux heures de pointe), tram à Blanquefort… Ici viennent s’installer de nombreux cadres de l’aéronautique ou de l’informatique, avec un budget autour de 350 000 €.
En continuant sur la ligne ferroviaire du Médoc, Ludon offre également une belle alternative à l’extérieur de la métropole. Bedin Immobilier y a vendu une maison contemporaine de 115 m² avec quatre chambres, sur 800 m² de terrain, à 370 000 €.

À L’EST, SAINT-LOUBÈS OU LIBOURNE ?
OPTION 1, AUX PORTES DE LA MÉTROPOLE
Saint-Loubès et les communes voisines (Saint-Sulpice-et-Cameyrac, Izon, Montussan…) offrent une option très intéressante pour les ménages qui veulent concilier espaces à vivre et commodités. Ce chapelet de petites villes qui commencent à former un continuum urbain entre Bordeaux et Libourne bénéfi cie notamment d’une excellente desserte en train ou en voiture : l’A 10 ou la N 89, qui donnent un accès direct à la rocade bordelaise, et la ligne TER en provenance de Libourne, qui mène en vingt minutes à la gare de Cenon ou de Bordeaux-Saint-Jean. De plus, l’offre en commerces y est importante, renforcée par l’attractivité du secteur. Ces atouts commencent à se savoir, et nombre de ménages se positionnent rapidement sur les maisons, qu’on peut trouver dans le secteur entre 250 000 et 300 000 €. À ce tarif, on peut encore acheter des maisons de 130 ou 140 m² avec 600 m² de terrain.

OPTION 2, UN PEU PLUS LOIN
En s’éloignant encore un peu, la ville de Libourne intéresse de plus en plus les acquéreurs venus de Bordeaux ou d’ailleurs. Outre le caractère très urbain de sa jolie bastide, qui retrouve un réel dynamisme depuis quelques années, on y déniche des échoppes en pierre en plein centre à des tarifs imbattables : l’agence Guy Hoquet de Libourne a ainsi vendu à des acheteurs qui avaient initialement prévu de s’installer à Bordeaux un loft de cinq pièces avec de beaux volumes dans 120 m², avec garage, au coeur de la bastide, pour 275 000 €. Avec ses commerces et services (l’hôpital en particulier), ses accès rapides à Bordeaux, via l’A 89 mais aussi en train (TGV et TER), Libourne est une excellente option.