Le marché affiche localement une belle dynamique nourrie par l’installation d’actifs en fin de carrière ou de jeunes retraités

TEXTE : ÈVE SCHOLTÈS | PHOTOS : THIERRY SUIRE

Même pas peur… Tandis que son agence lance à peine la commercialisation de 66 maisons
de grand standing en bordure du Lot, Philippe Frances affiche assurance et sérénité : « Avec des prix compris entre 150 000 et 450000 €, les biens mis en vente trouveront preneurs, d’autant que les prestations suivent : le lotissement est conçu à l’américaine,  privatisé, avec portail et gardien à l’entrée notamment. » Le gérant de l’agence
Frances Immobilier, à Saint-Sylvestresur-Lot, surfe sur un contexte favorable.
Les stocks de biens à vendre baissent de manière significative depuis deux années (– 25 %), obligeant les professionnels à prospecter davantage pour trouver la référence qui fera mouche.
« Notre première difficulté tient désormais à trouver un produit à vendre. On a véritablement franchi une étape. » À l’origine de cette tendance nouvelle se trouvent des actifs en fin de carrière ou des jeunes retraités à fort pouvoir d’achat, attirés par la tranquillité de la vie lot-et-garonnaise et les prix bas. La maison moderne ou en pierre, dont le prix oscille entre 250 000 et 300 000€, reçoit leur préférence. De quoi compenser les faiblesses du territoire, marqué encore par une fiscalité foncière élevée, qui freine l’accession à la propriété d’une population locale, cantonnée à des budgets compris entre 80 000 et 150 000 €.