Face à un marché de l’immobilier en perpétuelle mutation et des stratégies d’urbanisme différentes d’une commune à l’autre, le top cinq des villes les moins chères autour de Bordeaux évolue sensiblement.

Il y a comme qui dirait une nouvelle donne pour les villes les moins chères de la Métropole bordelaise. Le président de la fédération régionale des promoteurs immobiliers d’Aquitaine et du Poitou-Charente, Alain Ferrasse, s’appuie sur son expertise et les derniers chiffres de l’Observatoire de l’immobilier du Sud Ouest pour livrer une vision d’ensemble de ce territoire.

Alors qu’en 2015, Cenon, Lormont, Floirac, Blanquefort et Bruges étaient répertoriées parmi les communes les moins chères, cette année, Cenon et Bruges sortent du classement pour laisser leur place à Artigues et Ambès. « Pour Lormont, Floirac et Blanquefort, les prix se maintiennent. Respectivement, ces villes sont autour de 3 200 euros, 3 450 et 3 300 euros en moyenne le mètre carré, parking compris. A Floirac, on observe moins d’opérations en cours pour une offre commerciale d’habitations neuves en copropriété qui tourne autour de 70 logements à la fin du dernier trimestre 2015. Blanquefort pour sa part reste encore trop éloignée de l’agglomération et ne regroupe que 80 logements. »

Toujours situées rive droite, les deux nouvelles communes, qui figurent dans ce classement, « Artigues et Ambès sont environ à 2800 euros le mètre carré mais se révèlent surtout très peu desservies en opérations immobilières avec respectivement 10 et 15 logements, ce qui est bien trop léger. »

Cenon quitte cette année ce classement en montant à 3600 le mètre carré. « Cela s’explique notamment grâce à l’effort fait pour créer de nouveaux biens, soit environ 1500 logements supplémentaires proposés à la vente. Autour de la mairie et sur l’avenue Thiers, une véritable dynamique s’est instaurée. Des opportunités ont été saisies et des réalisations architecturales de qualité ont vu le jour. Avec la ligne de tram et la zone d’activité toute proche, les prix ont très significativement augmenté », résume Alain Ferrasse.

De son côté, Bruges flirte avec les 3900 euros le mètre carré. Il détaille : « Si les années précédentes, on a observé un creux important, il est en train de se combler avec par exemple les deux ou trois grosses opérations immobilières qui sont actuellement en production et devraient voir le jour cette année. Etant géographiquement tout près du Bouscat, Bruges profite de cette montée en puissance pour justifier ses prix ».

2800 euros le mètre carré : le prix médian des logements à Artigues et Ambès, les deux communes les moins chères de la métropole