En ce qui concerne le territoire médocain, les professionnels de l’immobilier ont remarqué une différence significative entre la côte et l’intérieur des terres.

Depuis un an, l’écart se creuse. « Dans le dernier trimestre 2015, nous avons dénombré une offre commerciale de 115 lots de terrains à bâtir pour ce qu’on appelle le Médoc bleu, c’est-à-dire des communes côtières telles que Lacanau, Hourtin, Soulac… précise Alain Ferrasse, président de la Fédération régionales des promoteurs immobiliers d’Aquitaine et de Poitou-Charente. Pour ce qui est du Médoc rouge – qui touche des villes comme Listrac, Saint-Estèphe, etc – ce chiffre descend à seulement 30 lots pour la même période.»

Autre échelle de comparaison, le prix moyen d’un terrain à bâtir. A Grayan-et-l’Hôpital, par exemple, il est de 60 000 euros, « alors que pour la ville côtière de Lacanau, pour un terrain équivalent, cela monte à 100 000 euros. » D’après l’observatoire de l’immobilier du Sud-Ouest, en 2015, sur la pointe médocaine et plus particulièrement sa côte, la surface moyenne des parcelles vendues s’élève à 781 m² pour les parcelles vendues, pour 82 333 euros.

reportage photos aeriennes au fil de l'eau au fil de La Garonne de La Réole à Cordouan photo prise depuis un ULM en Gironde le 10 juillet 2012 photo Laurent Theillet / sud ouest port medoc le verdon au fond royan, les bacs se croisent derété - Theillet Laurent ( Bordeaux )
reportage photos aeriennes au fil de l’eau au fil de La Garonne de La Réole à Cordouan photo prise depuis un ULM en Gironde le 10 juillet 2012 photo Laurent Theillet / sud ouest port medoc le verdon au fond royan, les bacs se croisent derété – Theillet Laurent ( Bordeaux )

Moins de résidences secondaires

« Du Verdon à Lacanau, il y a un marché de résidences principales. Mais aussi de résidences secondaires, sur près de 60 km de côtes océanes » explique l’expert immobilier, Jean Gessey à Lesparre. Si le secteur de la résidence principale est soumis aux revenus, faibles dans la région et pour l’essentiel issus de la vigne, celui de la secondaire n’est pas à négliger. « Il fluctue en fonction de l’économie. Ce n’est pas prioritaire et donc l’investisseur hésite. Avant 2008, la résidence secondaire se vendait facilement. Aujourd’hui, on est en baisse de transactions. Même si on remarque une demande relativement constante, on est dans une période toujours très indécise. »
Si la maison secondaire à la campagne était à la mode il y a 40 ans, « actuellement, la génération ne reprend pas ces biens », poursuit Jean Gessey. « Même les Allemands et leurs enfants délaissent cette perspective. » L’envie d’entretenir, notamment, fait défaut.

Une vérité qui s’observe sur l’ensemble de la presqu’île médocaine. « Une distinction persiste entre la résidence secondaire du bord de mer qui continue à séduire. Alors que celle située en campagne souffre d’un désintérêt certain. »