Le marché immobilier reste sur les mêmes bases que l’année dernière, mais les nombreux biens proposés à la vente peinent à séduire les futurs acquéreurs.

Le secteur a tout pour plaire. Marmande et ses alentours bénéficient de la proximité avec Bordeaux et la Gironde. La présence d’infrastructures autoroutière et ferroviaire, proches, reste également un atout de taille pour circuler dans le Grand Sud-Ouest. Ajoutez à cela des prestations et des prix attractifs, inférieurs à ceux observés sur Agen et son agglomération, et vous obtenez l’équation presque parfaite pour réaliser une bonne affaire. « L’activité demeure pourtant assez calme, constate Grégoire Souillé, le gérant de l’agence Souillé Frères à Marmande. Les ventes sont là, mais le marché manque de biens qui correspondraient réellement à la demande. »

Les recherches s’orientent vers des villas récentes, bâties dans les années 1980 et de plain pied, et des constructions anciennes de type fermes rénovées ou à rénover. « Or les maisons cube sur sous-sol, très communes dans les années 1960, constituent une part importante de notre portefeuille, ajoute le professionnel. Peu importe qu’elles affichent un autre critère essentiel, les 3 chambres idéales pour une famille, elles peinent à trouver acquéreurs au prix actuel du marché. » Soit 120 à 130 000 €, en moyenne, pour une surface habitable de 90 mètres carrés.

Le confluent, au carrefour du Lot et de la Garonne - Crédit photo : Eve Scholtes
Le confluent, au carrefour du Lot et de la Garonne – Crédit photo : Eve Scholtes

Tandis que les Bordelais restent encore cantonnés à La Réole ou Langon, le Marmandais constitue toutefois un secteur porteur : « C’est le moment d’acheter, conclut Grégoire Souillé. Les bonnes affaires existent, favorisées également par le contexte général du marché : les taux d’intérêt et les prêts à Taux Zéro ».

Le bonheur est aussi dans le pré

À l’instar des tendances observées en Villeneuvois, la campagne séduit les futurs acquéreurs. « Le montant de la taxe foncière pratiquée à Marmande tend à repousser les acheteurs vers les secteurs résidentiels ou les centre-bourgs des villages voisins, explique Grégoire Souillé. Mais le choix se porte sur des communes qui proposent des services et des commerces de proximité, ou qui restent proches des zones commerciales. » Virazeil, Sainte-Bazeille, Beaupuy ou Saint-Pardoux- Isaac tirent ainsi leur épingle du jeu. Le Confluent, autour d’Aiguillon, séduit également les actifs : le secteur, central et bien desservi, offre le duo gagnant « qualité de vie + prix attractifs ».

Eve Scholtes