Mettre sa résidence secondaire en location saisonnière s'étudie
Mettre sa résidence secondaire en location saisonnière s'étudie PHOTO E. LAPEYRE

Deux régimes fiscaux sont possibles pour les propriétaires qui louent en saisonnier.

Une résidence secondaire coûte cher, pour un usage souvent limité dans le temps. Face aux nombreuses charges, les propriétaires n’hésitent pas à mettre en location leur bien pendant une partie voire la totalité des vacances, profitant ainsi de leur bien hors saison tout en percevant des revenus complémentaires pour amortir les charges. Certains propriétaires de résidence principale n’hésitent pas non plus à proposer leur maison à la location, profitant ainsi de l’opportunité de s’offrir des vacances ailleurs.

Pour autant, qu’elle soit exceptionnelle ou régulière, la location saisonnière d’un bien répond à des règles bien précises en matière de fiscalité. Et tous les revenus qui en sont issus doivent être déclarés pour être soumis à l’impôt sur le revenu.

Deux régimes fiscaux pour la location saisonnière

Dans le cadre d’une location saisonnière, qui est nécessairement meublée, les loyers perçus doivent être déclarés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Cette dernière permet d’opter pour deux régimes au choix, le régime forfaitaire ou le régime réel.

La première option, celle du régime forfaitaire (également appelé « micro-entreprise » ou « micro-BIC »), permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 50 % sur les revenus locatifs, dans la limite de 32 900 euros par an. Ainsi, sur 5 000 euros de loyers perçus par an, seuls 2 500 euros seront soumis à l’impôt, dont le montant variera selon la tranche d’imposition du déclarant. Ce régime, particulièrement simple à mettre en oeuvre, est très pratique pour les particuliers.

La seconde option, celle du régime réel, consiste à déduire des recettes annuelles l’ensemble des frais et charges supportés (intérêts d’emprunt, réparations, frais d’annonces) sur la durée de la location. Plus complexe, nécessitant la tenue d’une comptabilité réelle, le régime réel n’est pas toujours avantageux pour quelques semaines de location. Avant de le choisir, mieux vaut faire une estimation, voire se faire conseiller par un fiscaliste.

Dans tous les cas, quel que soit le régime, et même si vous optez pour une location saisonnière de particulier à particulier, la déclaration de ces revenus est obligatoire. Il existe cependant une niche, celle de la location d’une chambre d’hôtes. Elle est en effet exonérée d’impôt dans la limite de 760 euros par an.

Les avantages du classement en meublé de tourisme

Ce dispositif est peu connu des propriétaires de résidences secondaires. Pourtant, le classement en meublé de tourisme offre des atouts non négligeables en termes de fiscalité. En effet, il permet de bénéficier d’un abattement fiscal particulièrement intéressant, de l’ordre de 71 % sur le montant des loyers encaissés, contre 50 % pour une location meublée « classique ».
De plus, avec le meublé, le régime forfaitaire « micro-BIC » est autorisé jusqu’à 82 200 euros de recettes annuelles, contre 32 900 pour un meublé classique.

Sans compter que le meublé de tourisme, soumis à des contrôles, permet d’obtenir un classement qui va de 1 à 5 étoiles et ainsi, de valoriser et garantir la qualité de son bien visà- vis des locataires.
Ce classement, attribué par un organisme agréé pour une durée de cinq ans, reste cependant facultatif. Il est déterminé selon un ensemble de critères portant sur les équipements, l’accessibilité et les services proposés dans le logement.
Sur le département des Landes, quatre organismes ont été agréés pour réaliser le classement des meublés de tourisme : le Comité départemental de tourisme des Landes, l’office de tourisme de Biscarrosse, la Fnaim Landes et les Gîtes de France.