Littoral médocain : le temps des opportunités
Littoral médocain : le temps des opportunités PHOTO L. THEILLET

Après des années difficiles, renforcées par l’érosion du trait de côte, les acquéreurs sont de retour sur la côte, sous l’effet de prix plus bas. Si le littoral médocain reste attractif, les situations sont cependant contrastées le long de l’Océan.

Le constat est sans appel. Selon les chiffres des notaires, les prix ont chuté sur le littoral girondin en 2015. Une baisse qui concerne le bassin d’Arcachon (– 3,7 % en moyenne) mais aussi le Médoc. Les corrections sont assez sévères sur Carcans (– 13 %) et Vendays-Montalivet (– 11,3 %), plus modérées sur Lacanau (– 3,8 % sur les maisons anciennes, – 7, 3 % sur les appartements anciens) et sur Soulac-sur-Mer (– 4,6 %), tandis qu’Hourtin fait figure d’exception sur le littoral médocain, avec une augmentation des prix de 3,3 %. Des disparités qui reflètent assez bien la situation du marché.

Lacanau-Hourtin au sud et Soulac : les marchés les plus recherché du littoral médocain

« Si on schématise, Lacanau-Hourtin au sud et Soulac au nord restent les marchés les plus recherchés, tandis que le secteur entre Naujac et Montalivet est pénalisé par son manque de dynamisme et son éloignement de Bordeaux. Plus généralement, le marché de la résidence secondaire est moins porteur qu’à une époque, entre la perte du pouvoir d’achat, la fiscalité et les effets de la tempête de 2014 », constate Brice Descudet, du groupe Gironde Immobilier. Une situation qui est peut-être en train de se retourner, sous l’effet conjugué de prix plus intéressants et de taux d’emprunt bas. « On constate en effet une reprise du marché depuis le second semestre 2015 et qui se poursuit aujourd’hui. Il y a une prise de conscience des propriétaires, qui ont accepté de revoir leurs fourchettes de prix à la baisse et qui sont plus à l’écoute.

Cette situation, avec des prix qui n’augmentent pas, fait repartir le marché » précise Anthony Bru, de l’agence Bru et fils à Lacanau. D’autant qu’on peut aujourd’hui trouver de belles opportunités à Lacanau-Océan. Les appartements en front de mer se négocient aujourd’hui entre 80 000 euros pour les studios et 130 000 euros pour les T2, bien en deçà des prix pratiqués il y a quelques années.

À proximité de Lacanau, le secteur de Carcans et d’Hourtin sur le littoral médocain affiche également une petite embellie depuis le début de l’année. « Le marché a été porteur sur le secteur, avec de nombreux clients qui se sont présentés et des biens qui se sont vendus rapidement », explique Brice Descudet. Comme cette belle villa située en centre-ville, partie en dix jours à 310 000 euros. Un regain qui concerne également Soulac-sur-Mer, avec malgré tout des décotes. « Soulac reste un marché apprécié des amateurs, qui privilégient la qualité de vie et l’identité spécifique de cette ville. Mais si le marché se réveille, les prix restent bas et les vendeurs acceptent plus facilement une négociation », ajoute le professionnel. Ainsi, une maison de trois pièces, mise à prix à 165 000 euros, s’est finalement vendue le mois dernier à 135 000 euros.