Bègles, l’un des marchés les plus dynamiques de l’agglomération bordelaise
Bègles, l’un des marchés les plus dynamiques de l’agglomération bordelaise

L’arrivée du tram, qui dessert depuis un an la ville du nord au sud, et les grands projets boostent l’attractivité de Bègles devenu ces dernières années l’un des marchés les plus dynamiques de l’agglomération bordelaise.

Il y a quelques années encore, Bègles était l’endroit à éviter, aujourd’hui, c’est un secteur très demandé. » Yves Pouget, qui dirige l’agence Guy Hoquet, arpente la cité béglaise depuis une quinzaine d’années. Il a vu la métamorphose de cette commune qui offre aujourd’hui un cadre de vie apprécié, entre espaces naturels, équipements socioculturels et réseau de transport efficace. Un constat confirmé par Ambre Lequeux, responsable de l’agence Century 21. « De marché de report pour des personnes qui n’avaient pas les moyens d’acheter sur Bordeaux, Bègles est aujourd’hui le fruit d’une vraie recherche. Les facilités d’accès, entre la rocade et les quais, le tram qui traverse la ville, les projets… tout cela attire de plus en plus. Surtout que Bègles présente l’avantage de proposer des biens de tous types et à tous les budgets. »

Signe de cette évolution, la population vieillissante laisse place aux jeunes actifs, familles mais aussi des cadres qui s’installent dans ce village urbain. Une mutation sociologique que l’on retrouve aussi dans les prix. Trouver une maison à rénover à moins de 200 000 euros sur le secteur devient une gageure.

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Les quelques biens qui se présentent partent souvent dans la journée, sans passer par la case annonce. Et le très prisé quartier de la Barrière de Bègles, porté par le charme des échoppes, la présence de commerces et la proximité immédiate avec Bordeaux Saint-Jean, attire aujourd’hui une clientèle « haut de gamme ».

« En moyenne, les échoppes de 80 à 90 m² se vendent aux alentours de 300 000 euros. Récemment, une belle maison de pierre de 120 m² à rénover, sur une parcelle de 1 000 m2, est partie en trois jours à 450 000 euros », souligne Ambre Lequeux. « Il n’est pas rare aujourd’hui de vendre des maisons sur Bègles entre 400000 et 500 000 euros, ce qui était impensable il y a quelques années », ajoute Yves Pouget.

Mais l’ancienne ville des morutiers offre aussi de belles opportunités à des prix moins élevés, même si l’arrivée du tram depuis mars 2015 dope l’attractivité des quartiers situés dans son périmètre. On peut encore trouver des maisons de trois chambres en bon état avec un petit jardin pour moins de 250 000 euros, notamment à Mussonville. Une autre alternative intéressante est le quartier Marcel-Sembat, entre le boulevard Jean-Jacques-Bosc et la Garonne.

« Ce secteur a été laissé en désuétude, avec peu de commerces de proximité, mais son image commence à changer. Pour ceux qui cherchent de la pierre à des prix attractifs, c’est le quartier idéal. »

Bonne pioche pour les primo-accédants

Les grues n’ont pas fini de quitter le champ de vision des Béglais. La ville poursuit sa métamorphose, engagée avec des projets urbains majeurs : le quartier des Terres-Neuves, celui des Sècheries (350 logements dans un parc habité de 9 hectares) ou encore l’écoquartier Terres Sud (1 300 logements au total sur 12 hectares, dont la moitié dédiés aux espaces verts).

Des programmes mêlant locatif social, accession sociale et accession libre à des coûts avantageux, notamment grâce à la qualification en zone Anru,qui permet de bénéficier d’un taux de TVA réduit à 5,5 % pour les primo-accédants en résidence principale. Combiné au PTZ, dont les plafonds et les conditions ont été relevés depuis le 1er janvier 2016, le neuf se révèle aujourd’hui une solution très attractive. « Nous vendons de plus en plus d’appartements neufs en accession à la propriété. Les prix entrent directement en concurrence avec ceux de l’ancien, puisque l’on peut aujourd’hui acquérir un T3 neuf pour 180 000 euros », confirme Ambre Lequeux.