Entre les vignobles cognaçais et bordelais, les belles propriétés
sont légion

Photo Marie Fauvel

 


Le Sud-Charente est un bon filon pour qui cherche une très belle propriété à moindre coût à la campagne

Des biens à des prix très abordables et des taux d’emprunts toujours bas font les beaux jours des agents immobiliers du Sud-Charente, même si on est loin d’un tourbillon euphorique. Françoise Monnereau, patronne de Monnereau Immobilier à Barbezieux, reconnaît une reprise des ventes dans le dernier semestre 2016 ainsi qu’en ce début d’année 2017. Ici, les maisons de centre-ville intéressent pour le locatif ou pour des retraités en quête de commodités. Les belles propriétés ont la cote auprès des familles ou en maison secondaire. Elles sont légion entre les vignobles cognaçais et bordelais. Les amateurs de chevaux, notamment, peuvent acquérir des biens avec près d’un hectare de terrain pour moins de 300 000€. «Depuis six mois, les budgets sont plus importants. Alors qu’on plafonnait jusqu’alors sur des ventes entre 150 000 et 170 000€, aujourd’hui, la demande se renforce sur la fourchette 200 000 à 300 000€», indique Françoise Monnereau. Quelques bons coups ont même fait augmenter le prix médian des maisons anciennes dans le secteur. D’après la base des notaires de France, un bien de quatre pièces serait à 106 200€ à Barbezieux, alors qu’il vaudrait à peine 105 000€ en centre-ville d’Angoulême.

Les effets du Brexit

À Barbezieux, pas d’effet LGV, la première gare est bien trop loin pour penser venir en train. Mais il y a un effet RN10 pour tout le bassin desservi, c’est sûr. Les Bordelais peuvent se payer un bout de campagne à moins d’une heure en voiture de la capitale girondine. Un bon plan. Du côté de Chalais ou à la frontière de la Dordogne, le gros de la clientèle dotée d’un bon budget est étrangère. Malheureusement, selon les professionnels, le Brexit a eu de lourdes conséquences, certains retraités d’outre-Manche étant même condamnés à revendre leur bien acquis en Sud-Charente. D’autres ont fait un choix plus radical : obtenir la nationalité française. Néanmoins, tous les Européens n’ont pas fui. Françoise Monnereau assure retrouver une clientèle belge, allemande et hollandaise.

Texte : Marie Fauvel