Boostée par un nouveau coeur de ville, la commune tire parti de sa position géographique pour attirer de nouveaux habitants. Les prix de l’immobilier s’en ressentent

Texte et photo : Emmanuelle Lapeyre

La métamorphose est impressionnante pour quiconque se souvient du site avant. Avant les trois ans de travaux menés par la municipalité avec Alternative foncière pour faire émerger à Saint-Pierre-d’Irube un véritable centre-bourg, associant une mairie flambant neuve, des logements, des commerces de proximité, une halle de produits fermiers, un fronton, des aires de jeux, le tout autour d’une vaste place piétonne… Une opération de requalification remarquable, à l’image de l’évolution que connaît la ville ces dernières années.

Plusieurs programmes sont sortis de terre en 2017 et 2018, représentant 500 logements supplémentaires, qui ont fait passer la population de 4 800 à 6 000 habitants. « Un hasard de calendrier, explique Alain Iriart, le maire. Plusieurs grosses propriétés se sont retrouvées en vente en même temps, sur des terrains classés constructibles depuis des années. Nous avons dû assumer tous ces projets en parallèle, avec une exigence forte sur la qualité architecturale. »

Deux autres projets devraient d’ailleurs sortir de terre d’ici à 2021 : la troisième tranche de la requalification du centre-bourg, avec un ensemble d’appartements et de maisons individuelles porté par Alternative foncière, et un programme collectif sur la route des Cimes, signé Aedifim. Après quoi la municipalité entend calmer le jeu. « Notre objectif est de ne pas artificialiser les terres et de conserver des zones vertes », précise Alain Iriart. Une façon aussi de préserver l’esprit « ville à la campagne », qui ne cesse d’attirer, au même titre que la présence de commerces, d’écoles, du collège ou encore la proximité des axes autoroutiers, du centre commercial Ametzondo et de la clinique Belharra. « Saint-Pierre-d’Irube connaît un véritable engouement depuis deux ans. Elle offre les mêmes avantages qu’une ville, avec une tout autre qualité de vie. La demande est très forte, surtout sur les maisons, avec en face peu de biens pour y répondre. Les prix commencent à être inflationnistes sur le centre », note Christian Larre, gérant de l’agence Orpi Saint-Pierre Immo. Le ticket d’entrée pour une maison est ainsi passé de 300 000 € à 350 000 €, et même nettement plus pour un bien avec vue dominante sur les montagnes. La rançon du succès.