Le charme des vieilles pierres PHOTOS EMMANUELLE LAPEYRE
Le charme des vieilles pierres PHOTOS EMMANUELLE LAPEYRE

Le quartier historique du Vieux-Lormont attire primo-accédants et amateurs de belles pierres. Les maisons anciennes y sont souvent à restaurer, à des prix nettement plus accessibles qu’à Bordeaux.

Le charme des jolies maisons mitoyennes en pierre blotties autour de l’église fortifiée est incontestable. Et ses rues pittoresque serpentant à flanc de coteau depuis la mairie de Lormont jusqu’aux quais de Garonne n’attirent pas que les touristes venus découvrir ce village bucolique aux portes de Bordeaux. « Le Vieux- Lormont a toujours été un marché actif. C’est un secteur qui attire car on y trouve des belles maisons en pierre. Mais il est vrai que la demande s’accélère depuis quelques mois avec un retour marqué des acquéreurs », constate Pascal Delestre, de l’agence Laforêt Lormont.

On est passé d’un marché de repli à un marché de choix

Même tendance pour Florence Counilh, de l’agence Fontaine Immobilier. « On est passé d’un marché de repli à un marché de choix. Aujourd’hui, on voit des acheteurs bordelais venir directement sur le Vieux-Lormont. Ils présentent souvent le même profil que ceux qui s’intéressaient il y a quelques années à des quartiers comme les Chartrons ou Saint-Michel. À savoir une clientèle jeune et active, un peu bohème, à la recherche d’un quartier atypique avec une histoire. » Des acquéreurs, souvent primo-accédants, qui recherchent un bien, plateau brut ou maison, à rénover, à des tickets d’entrée plus accessibles que de l’autre côté de la Garonne : compter entre 1 200 et 1 800 euros le mètre carré pour une maison à refaire. Les prix se font plus élevés pour des maisons rénovées, pouvant grimper à 2 800 euros le mètre carré pour des prestations exceptionnelles. « Ces maisons sont très prisées et se vendent très vite », précise Florence Counilh.

À l’instar de cette maison de 110 mètres carrés avec grand jardin rue du Général-de-Gaulle, entièrement rénovée par un architecte, partie dans la journée à 308 000 euros. Preuve de l’attractivité croissante de ce quartier, qui bénéficie d’une situation stratégique permettant de relier rapidement Bordeaux par le pont d’Aquitaine ou le pont Chaban-Delmas, mais aussi par le tram situé à quelques minutes du quartier ou encore en empruntant le BatCub, cette navette fluviale intégrée au réseau TBC qui relie Lormont à Bordeaux en vingt minutes.

« C’est encore le bon moment pour acheter dans le Vieux-Lormont. Il y a une marge de progression par rapport au reste de l’agglomération. L’aménagement des quais, le projet des cascades de Garonne changent l’image de la rive droite. Et dans ce cadre, la singularité et le charme des constructions à flanc de coteau du Vieux-Lormont vont continuer d’attirer », conclut Pascal Delestre.