L’alternative à l'agglomération bordelaise : le Sud-Médoc
L’alternative à l'agglomération bordelaise : le Sud-Médoc PHOTO J. J. SAUBY

Sous l’influence de l’agglomération bordelaise, les communes du Sud-Médoc attirent des primo-accédants et des familles à la recherche d’espace et d’une certaine qualité de vie.

C’est certainement le marché le plus dynamique de la presqu’île. Depuis quelques années, les communes du Sud-Médoc connaissent une croissance soutenue. « Le Sud-Médoc bénéficie aujourd’hui d’une bonne réputation en termes de qualité de vie, proche de la nature et de l’Océan. Les infrastructures routières entre Bordeaux et l’Océan ont été rénovées, ce qui permet de rejoindre rapidement l’agglomération bordelaise », explique Brice Descudet, du groupe Gironde Immobilier.

Les communes du Sud-Médoc : un secteur en pleine expansion

« Le secteur est en pleine expansion, confirme Géraldine Girons, de l’agence Géraldine Immobilier. « Il attire beaucoup de jeunes actifs qui n’ont pas les moyens d’acheter ce qu’ils veulent sur Bordeaux Métropole. Nous avons aussi ce phénomène de Bordelais qui souhaitent se rapprocher de l’Océan ainsi que des personnes qui ont été mutées de région parisienne et qui font le choix de la campagne. »

Ces derniers se tournent souvent vers des belles maisons contemporaines qui se négocient sur le secteur autour de 300 000 euros. « Les acquéreurs recherchent de plus en plus des maisons prêtes à vivre, où ils peuvent poser leurs valises. Ils n’ont plus envie de se lancer dans la rénovation. Il y a une prime à la maison contemporaine ou rénovée. Et les biens plus anciens ont plus de difficultés à trouver preneur, sauf si le prix est très alléchant », confirme Géraldine Girons.

Forte demande des primo-accédants

Acteurs importants du marché, les primo-accédants trouvent dans le Sud-Médoc l’opportunité de faire construire une maison pour le prix d’un appartement intra-rocade. Avec toutefois des variations de prix assez importantes sur le secteur.

À Salaunes, située à seulement dix minutes de Saint-Médard-en-Jalles, un terrain de 750 mètres carrés vient de se vendre 112 000 euros. Le même terrain à Brach, entre Sainte-Hélène et Carcans, affichera un prix 30 % inférieur, de l’ordre de 80 000 euros.

« Salaunes a bien augmenté en termes de prix ces dernières années. Brach est beaucoup plus abordable, d’autant que du foncier s’y est libéré. » Et les maisons poussent ici comme des champignons, si bien que la commune, dont la population a doublé en dix ans, verra à la rentrée 2017 s’ouvrir un groupe scolaire d’une capacité de 130 élèves.

À proximité, le secteur s’étendant de Castelnau-de-Médoc à Saint-Laurent-Médoc connaît également une demande assez forte venant de primo-accédants ou de jeunes couples avec enfants qui s’éloignent de Bordeaux et de sa métropole pour des raisons budgétaires. « Le produit type, c’est une maison d’une centaine de mètres carrés à Castelnau ou dans les environs immédiats, avec un jardin de taille moyenne, pour 200 000 euros environ », précise Brice Descudet, qui prend l’exemple de cette maison de 130 mètres carrés avec terrain de 800 mètres carrés vendue ce mois-ci 223 000 euros.

Vers une meilleure connexion avec la métropole

L’enjeu est de taille. Alors que le Sud-Médoc concentre 65 % de la population de la presqu’île et que nombre de ses habitants travaillent sur la métropole, le secteur péchait par son manque de connexion au réseau de transports en commun de l’agglomération. Une situation qui devrait s’améliorer avec la création de plusieurs lignes.

Première à entrer en service à l’horizon 2017, l’extension de la ligne C du tram (ex-tram-train du Médoc) permettra de relier Blanquefort à Bordeaux via la place Ravezies. Suivront la création de la ligne D du tram, au départ d’Eysines- Cantinolles, et la mise en place d’un bus à haut niveau de service (BHNS) circulant en site propre entre Saint- Aubin-de-Médoc et Bordeaux, prévues pour 2019.