Longtemps à la traîne, le marché de l’immobilier devient dynamique

Texte et photo : PHILIPPE BRÉGOWY

Si Saintes souffre économiquement (départ du Crédit agricole, fermeture de Saintronic), la ville reste toujours attractive en matière d’immobilier. « 2019 démarre très fort pour nous, se félicite Valentin Busier, cogérant de l’agence Abel Immo. Les ventes s’en- chaînent et les banques jouent bien le jeu en prêtant plus facilement. » Les biens d’entrée de gamme et les pro- duits de luxe trouvent preneurs très rapidement. « Nous avons même ven- du en quarante-huit heures une belle maison de 450 000 € située en bord de Charente », s’enthousiasme l’agent immobilier.

C’est toujours la rive gauche de la Charente qui est la plus prisée à Saintes. En périphérie, ce sont les communes de Saint-Georges-des-Coteaux, Nieul- lès-Saintes et Pessines qui dament désormais le pion à Fontcouverte et à Chaniers. Comme souvent en Charente- Maritime, les retraités sont nombreux à s’installer : « Ils représentent quasiment 50 % de notre chiffre d’affaires », évalue Valentin Busier.

Quelques kilomètres plus au nord, Saint-Jean-d’Angély reprend des cou- leurs. Le projet d’ouverture d’une station thermale y est pour quelque chose. Même si le projet n’est annoncé qu’à l’horizon 2023, les investisseurs « sont beaucoup plus nombreux qu’aupara- vant », confirme Sylvain Normandin, de la Bourse de l’immobilier de Saint-Jean- d’Angély. Les prix sont ici encore réduits par rapport au reste du département. Le prix médian (1) d’une maison ancienne, selon la Chambre des notaires, reste à 104 000 €.