La reprise du marché immobilier se confirme, elle aussi, dans la cité de Cyrano.

De trois à six mois : ce sont désormais les délais des transactions à Bergerac et dans sa région. Des délais qui se sont raccourcis par rapport à l’an dernier où il fallait parfois compter jusqu’à neuf mois pour conclure une vente. C’est là le signe que la cité de Cyrano n’échappe pas à la reprise du marché immobilier comme dans l’ensemble de la Dordogne. La dynamique est là et le marché repart encore plus fort qu’en 2015.

Pascal Latarche, de Cad’Immo, confirme. « On avait déjà senti une amélioration l’an passé et en 2016, on continue sur notre lancée. Les faibles taux bancaires y sont pour beaucoup. Dans notre agence, on a enregistré 17 ventes depuis janvier alors qu’à la même période en 2015, on en était à 13. Mais ce qu’il est important de noter, c’est que si les opérations sont plus nombreuses, les prix ne bougent pas. Et ça, c’est positif. » Même si pour son confrère de Foncia, Christian Chaillou, il va falloir arriver à un rééquilibrage. « On n’y est pas encore. Aujourd’hui, l’acheteur peut négocier car il a encore beaucoup de choix. Il se sent roi. »

Des acheteurs du Nord et de la Côte-d’Azur

La cité de Cyrano profite, elle aussi, de l'embellie du marché immobilier - Photo Ludivine Loncle
La cité de Cyrano profite, elle aussi, de l’embellie du marché immobilier – Photo Ludivine Loncle

Outre le retour des Britanniques dans la région, les Bergeracois sont eux aussi de nouveau en recherche de biens immobiliers. Parmi eux, beaucoup de primo- accédants. Des jeunes couples avec des budgets qui tournent autour des 120 000 euros. « Pour ce prix-là, ils peuvent trouver dans la ville une maison de plain-pied qui date des années 1930, avec des travaux à faire. C’est ce qui se vend le plus ici. Le nouveau prêt à taux zéro a aussi aidé à cette reprise », estime Christian Chaillou. Son agence a vu une hausse de 20 % du nombre de ses transactions depuis le début de l’année.

Autre clientèle en quête d’achat dans ce secteur de la Dordogne : les jeunes retraités. « Certains arrivent de Normandie, de Paris, de la Côte-d’Azur et viennent s’installer ici pour leur retraite. » Entre 200 000 et 250 000 euros, leurs préférences vont vers le pavillon contemporain, lui aussi de plain-pied, avec un jardin si possible dans Bergerac où dans l’agglomération. Les dynamiques communes de Prigonrieux ou de La Force tirent leur épingle du jeu avec leurs nombreux commerces et leur proximité avec la sous-préfecture de la Dordogne.

En revanche, la location ne prend pas à Bergerac. « Contrairement à Périgueux, les investisseurs ne reviennent pas chez nous. Nous faisons très peu de gestion locative. Et ici, il y a beaucoup de logements vacants », conclut Pascal Latarche.

Ludivine Loncle