Le bois est une matière naturellement isolante. Bien plus que d’autres matériaux utilisés couramment dans la construction comme la brique ou le béton.
« 10 centimètres de bois valent environ 60 centimètres de brique », illustre Frédéric Carteret, Pdg de la société Ami Bois, constructeur de maisons à ossature bois qui possède plusieurs sites dans la région.
Il est utilisé sous la forme de fibres, agglomérées en panneaux. On en trouve dans tous les types de constructions. Son atout principal : le déphasage. Il s’agit de la capacité d’un matériau à ralentir les transferts de chaleur. Notamment en été. Ainsi, si le soleil estival frappe un mur isolé avec un isolant classique à midi, la chaleur entrera à 14 heures. « Avec la fibre de bois, explique Frédéric Carteret, ça sera à 18 heures ». L’avantage n’est donc pas négligeable. La température est ainsi bien plus stable. Isoler avec du bois permet de limiter les effets d’oscillation thermique. En revanche, la résistance thermique n’est pas meilleure que celle proposée par une laine minérale classique. Le confort est donc plus important en été.

L’utilisation de la fibre de bois en tant qu’isolant n’est pas nouvelle. C’est un produit qui existe depuis plusieurs années. Et qui connaît un essor significatif ces derniers temps. « Ce produit connaît un nouvel engouement avec l’avènement des maisons en bois », assure Frédéric Carteret. Ecologique, et donc respectueuse de l’environnement, la fibre de bois a la cote. Et ce même si la facture n’est pas la même. « La différence n’est pas neutre. Elle va du simple au double », prévient le Pdg d’Ami Bois.

Autre utilisation du bois dans les systèmes d’isolation : le bardage extérieur. Une solution particulièrement adaptée quand il s’agit de refaire, ou d’améliorer l’isolation d’une maison par exemple. L’intérieur n’est pas modifié, la surface habitable n’est pas impactée. Là aussi, ses capacités isolantes, sa faible inertie thermique et son côté écologique sont des atouts.