Texte : MEJDALINE MHIRI

« Aujourd’hui, ce qui est le plus recherché, c’est une maison proche du centre- ville. Dix minutes à pied, c’est déjà trop loin ! relate Sylvie Porte, de l’agence immobilière Solis. Le bien doit déjà être rénové, car, généralement, les gens ne savent pas anticiper les travaux et ne veulent pas avoir de mauvaises surprises par la suite. »

À Cognac, si la valeur des biens varie sensiblement selon les quartiers, le prix médian (1) au mètre carré est de 1 200 €. Le secteur du Jardin public est très re- cherché, à l’inverse de l’hypercentre, plutôt délaissé. Dans la cité des eaux- de-vie, près de 1 200 logements, soit 10,7 % du parc existant, sont vacants. Le chiffre atteint même les 15 % en centre-ville.

 

Alors, forcément, l’éligibilité de Cognac au dispositif Denormandie, du nom du ministre du Logement, est reçue avec enthousiasme par les professionnels du secteur. Ce nouveau dispositif, dont les décrets d’application sont parus fi n mars, accordera des réductions d’impôt considérables aux personnes qui investissent dans l’ancien, rénovent et ensuite louent, jusqu’à 21 % du prix de revient net du bien (2). Pour cela, il faut que les travaux soient importants (25 % du montant de l’opération immobilière) et qu’ils impliquent une réduction de 30 % de la consommation énergétique pour les maisons et 20 % pour les appartements.

Le besoin est là. « Le parc locatif est pauvre et les maisons de cognac ne cessent d’embaucher. On voit régulière- ment des cadres qui viennent seuls et sont à la recherche d’un petit appartement à louer en semaine », explique Yann Boisson, à la tête de l’agence Boisson Immobilier. Les investisseurs avertis ne s’y sont pas trompés. « Nous sommes en passe de vendre un T3 de 55 m2 , avec une cour de 14 m2 , pour 39 000 €, à deux pas de la place François-Ier. »