L’offre est réduite dans l’ancien comme dans le neuf et la ville peine à loger tout le monde

Textes et photos : Bruno Fay

CENTREVILLE

Embellissement
De part et d’autre de la Nive, le centre historique est en pleine transformation. Retenus dans le programme national «  Action cœur de ville », le Petit et le Grand-Bayonne bénéficient de toute l’attention des pouvoirs publics. Des opérations d’embellissement des espaces publics sont en cours – notamment autour des halles, des musées et de la rue Bourgneuf rendue aux piétons – et un nouveau dispositif est mis en place pour améliorer le bâti ancien (Hobetu). Les prix sont un peu plus élevés à l’ouest de la Nive (entre 2 410 et 3 100 €/m²) que dans le Petit-Bayonne (entre 2 100 et 2 650 €/m²).

LES ARÈNES

Pénurie
C’est le quartier le plus coté de Bayonne. La demande en résidence principale est forte et les agences immobilières connaissent une pénurie de mandats. Les rares maisons mises en vente, souvent grandes et de caractère, s’arrachent au-delà du million d’euros. Pour les appartements anciens, compter entre 3 500 et 6 000 €/m² selon la qualitéet l’année de construction. Il est quasiment impossible de trouver un T3 en bon état à moins de 250 000 €. Les opportunités sont plutôt à chercher dans le neuf. Plusieurs petits programmes haut de gamme sont ainsi en cours de commercialisation à partir de 5 000 €/m².

RIVE DROITE

Emballement
Les opérations de requalification menées le long des berges et autour de la gare, de même que l’arrivée du Tram’bus via la rue Maubec, suscitent un emballement sans précédent pour le quartier Saint-Esprit et les hauteurs proches de Bayonne, en particulier auprès des jeunes actifs entre 30 et 45 ans. La convention entre la mairie et l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) a en outre permis de requalifier une grande partie de la rive droite et de lancer de nombreux programmes neufs, commercialisés avec une TVA à 5,5 %, entre 3 000 et 3 600 €/m², qui font chuter les prix de l’ancien dégradé jusqu’à moins de 1 500 €/m² dans certains secteurs.

MARRACQ

Solution de repli
Apprécié des familles et des jeunes couples, Marracq forme le marché de report des Arènes, mais les biens commencent iciaussi à manquer. Tout en restant un peu plus accessibles, les prix sont en hausse. Dans l’ancien, compter de 3  000  à 5  000  €/m². Dans le neuf, les prix varient entre 4  500 et 5  500  €/m², selon la qualité des prestations et la proximité du centre-ville. Entre l’avenue de Bayonne et le boulevard Aritxague (entre Marracq et les Arènes), le quartier Beyris constitue aujourd’hui une solution de repli raisonnable, avec des prix légèrement inférieurs, plus près de 3 000 € que de 4 000 €/m².