Anglet dans le Pays Basque PHOTO BRUNO FAY

Anglet, la deuxième ville la plus peuplée du Pays basque, se distingue par une incomparable diversité de biens immobiliers. Les prix peuvent varier du simple au double selon l’emplacement et la qualité du logement.

Anglet est étonnante. Ville-jardin pour les uns, station balnéaire pour les autres, poumon économique de l’agglomération pour certains… Anglet est tout cela à la fois. Composée de sept quartiers très différents, la deuxième ville du Pays basque se caractérise par un immobilier hétérogène qui attire des populations très diverses. « Le marché immobilier angloy tire justement son dynamisme de la coexistence de quartiers qui ont chacun leurs spécificités et leur identité », constate ainsi Kim Mas, d’AFC Promotion. La clientèle et les attentes varient d’un quartier à l’autre.

Anglet se divise en 3 secteurs

On peut diviser schématiquement la ville en trois secteurs à peu près équivalents en termes de superficie : entre le front de mer et le BAB, entre le BAB et la RN 10, et entre la RN 10 et l’autoroute. Le premier secteur, qui va du phare de Biarritz à l’estuaire de l’Adour, en passant par la Chambre-d’Amour, Chiberta et Montbrun, se compose essentiellement de maisons individuelles et de résidences haut de gamme. L’offre est plutôt rare et les prix plus élevés qu’ailleurs. Compter autour de 300 000 € pour un appartement de deux pièces à proximité des plages et presque 1 million d’euros pour un terrain constructible à Chiberta.

À ce prix-là, les acquéreurs ont toutefois la certitude de vivre dans un environnement préservé. Aucun projet d’urbanisme n’est en effet prévu, ni à court ni à long terme, à l’exception de la requalification de l’avenue de l’Adour, de nature à revaloriser les berges. Le deuxième secteur, compris entre le BAB et la RN 10, est en revanche l’objet d’une attention particulière. De Biarritz à Bayonne, du carrefour de Larochefoucauld jusqu’au rond-point de la Hausquette, les projets se multiplient. D’ici à quelques années, cet axe central reliant les trois principales villes de l’agglomération devrait connaître des transformations majeures.

Les élus ont l’objectif d’en faire un boulevard urbain apaisé. Le choix de densifier l’habitat le long du BAB va de pair avec la volonté de préserver en parallèle les rues pavillonnaires autour des Quatre- Cantons et des Cinq-Cantons, déjà très prisés pour leur cadre de vie et la proximité immédiate de nombreux commerces. Le troisième secteur, de part et d’autre de la RN 10, est aujourd’hui celui qui attire tous les regards. Les constructions en cours depuis le rond-point du Cadran jusqu’au carrefour Saint-Jean s’inscrivent dans un vaste projet baptisé coeur de ville consistant à densifier l’avenue de Bayonne et à renforcer la vocation centrale de la mairie. Sur le terrain, ce choix se traduit par une grande diversité de logements neufs destinés aussi bien à l’accession libre qu’à l’accession maîtrisée ou sociale. Bref, à Anglet, en termes de prix comme de goûts, les acquéreurs ont l’embarras du choix !

40 000 habitants

Selon le dernier recensement de l’Insee publié en janvier, la commune d’Anglet dépasse pour la première fois le seuil symbolique de 40 000 habitants. Les statistiques détaillées confirment l’attractivité d’Anglet, qui paraît la seule des trois principales communes de l’agglomération à être encore en mesure de proposer des logements à prix abordables destinés à accueillir des jeunes ménages. La part des propriétaires-occupants par rapport aux locataires est d’ailleurs largement majoritaire (58,2 %), de même que la part des résidences principales (82,9 %) au regard de celle des résidences secondaires. Le dynamisme de la ville d’Anglet se traduit enfin par un brassage très important de la population locale. Un tiers des habitants d’Anglet se sont ainsi installés dans la commune il y a moins de quatre ans.