Les prix évoluent à la baisse, notamment sur les gros biens. De manière générale, le marché devient plus accessible au fur et à mesure que l’on entre dans les terres.

Beaucoup d’offres et de demandes, mais peu souvent en adéquation. Sur Mauléon, en Soule, les familles qui s’installent recherchent davantage un pavillon construit au début des années 2000, avec un petit bout de jardin, pour une enveloppe de 100 000 à 150 000 euros. Mais le marché est surtout pourvu en vieilles et imposantes bâtisses qui nécessitent des travaux conséquents. “Une fois que les aînés disparaissent, ces biens se retrouvent en vente », pointe Alexa Acrabe, de l’agence L’immobilier Souletin. « Mais ils ne trouvent pas preneurs, étant donné les coûts de la rénovation et les besoins d’isolation ».

Une situation similaire à Saint-Jean-Pied-de-Port, bien que la population locale reste réticente à l’idée de s’installer en lotissement. “Vous trouvez dans le village intramuros un T4 avec 1000 m² de terrain pour 260/280 000 euros, indique Jean-Pierre Indaburu de l’agence Erlea. Il faut plutôt viser les alentours afin de baisser à 230 000 euros”.

A Cambo-les-Bains, les prix ont nettement baissé. Une bâtisse avec 3 ou 4 chambre et 800m2 de terrain qui se négociait à 300 000 euros il y’a quelques années, se dégote aujourd’hui pour 270 000 euros. La raison : une offre plus importante que la demande. Cependant, un petit manque est à noter sur les maisons de 200 à 250 000 euros à rénover. Côté construction, l’achat des terrains est surtout prisé par la population locale.

Location : des disparités géographiques

À Saint-Palais, le marché propose également une grande variété de logements à la vente. “Quelle est la maison dont vous rêvez ?” lance Michel Lassalle de l’agence FNAIM à un client venu prospecter. “Les prix ont baissé, embraye le professionnel. Une maison à 5 chambres située à Garris, en périphérie de Saint-Palais, s’acquiert pour 145 000 euros”.

D’après l’agent immobilier 90 % des acheteurs habitent dans un rayon de 30 kilomètres. De quoi alimenter un marché qui fonctionne surtout localement. En contrepartie, le peu de mobilité et le manque d’appartements ne favorise pas la location. Seulement 20 % du parc immobilier neuf est loué, malgré l’existence d’une véritable demande. Une location également délicate à Saint-Jean-Pied de Port. “Les biens qui ont mal vieilli restent sur le marché locatif, pointe Jean-Pierre Indaburu. Les prix ont chuté de 15 % en trois ans. Avec des locataires qui font de plus en plus attention à l’aspect énergétique de l’habitation”.
De son côté, Cambo-les-Bains s’en sort bien, avec une offre qui s’équilibre à la demande. Comptez entre 580 et 620 euros pour un T3, lorsque les loyers des maisons peuvent atteindre jusqu’à 1200 euros.

En matière de résidences secondaires, le marché de la Haute-Soule se maintient, malgré le contexte national peu favorable, séduisant une population de 45/50 ans originaire du grand Sud Ouest à la recherche d’un coin de nature vers Tardets ou la vallée d’Alçay. “Les prix sont très attractifs par rapport à ceux de la côte basque, cela varie du simple au triple, fait remarquer Alexa Acrabe. Pour 150 000 euros il est possible de dénicher une maison avec trois chambres et 1000 m² ”.Voilà qui fait réfléchir…