Si l’Observatoire de l’immobilier du Sud-Ouest répertorie très peu, voire quasiment aucune, offre commerciale de logements neufs en copropriété, dans son bilan 2015, on remarque un sursaut sur les terrains à bâtir dans le Médoc intérieur.

Surface moyenne des parcelles vendues : 988m² pour prix moyen de 54 281 euros

« Sachant que la ville de Bordeaux est devenue très chère, on constate une pression très forte sur notre secteur », explique Stéphane Dubernat, du cabinet de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) de Ludon-Médoc. Les Bordelais tendent à s’expatrier dans des communes telles que Parempuyre, Ludon et Macau, qui, il y a une vingtaine d’années, étaient encore de petits villages.

Le professionnel poursuit : « on note une très forte demande sur les terrains à bâtir et cela a tendance à modifier artificiellement le marché dans le sens où il y a une très grande rareté. De fait, d’un côté nous avons la Garonne et de l’autre côté nous avons les vignes qui sont sanctuarisées. » Pour autant, ce phénomène n’a pas d’effet d’aubaine sur le bâti existant. Ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup de recherches sur les terrains à bâtir que cela se répercute sur le marché de l’ancien.

état du marché immobilier à lesparre 20091108_photo__MG_4073
État du marché immobilier à lesparre 20091108_photo__MG_4073

Mention spéciale pour Lesparre

En ce qui concerne les biens recherchés, « on est dans une fourchette qui va de 200 à 240 000 euros. Jusqu’à Macau le marché fonctionne bien. » Au-delà, on se retrouve dans une partie du Médoc avec peu d’activité économique, comme à Saint-Laurent, peu dynamique.
Mention spéciale pour Lesparre-Médoc qui fait figure d’exception. « Centre administratif et commercial, mais aussi sous-préfecture de la Gironde, Lesparre continue d’être attractive », conviennent les professionnels.

Les communes de Ludon et Macau continuent, elles, d’être demandées. Progressivement, les acheteurs se rendent compte qu’elles ne sont pas si loin de Bordeaux. Seul bémol : « Nous sommes classés en zone C, pour le Prêt à taux zéro (PTZ), donc pour les primo accédants ce n’est pas évident. On a établi que l’investissement représente environ 200 000 euros, ça commence à être élevé pour eux. Sans oublier que les communes cherchent de plus en plus à limiter les implantations de nouveaux programmes », rappelle Stéphane Dubernat.